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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 14:34

 

 

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En vélo par la voie verte ou en voiture, allez donc prendre le frais à La Planée comme cet  abondant troupeau en transhumance  qui y a élu domicile pour l’été.

 

 

 

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Le berger de cet étrange troupeau, Emmanuel Perrin, vient d’Hurbache et en  2007, il a donné naissance à de drôles de bêtes qui, depuis, se  promènent  un peu partout en France.

 

 

 

 

 

 

 

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Le parc municipal de Baccarat les a accueillis toute une saison et en 2008, du 1er mai au  31 août,  le troupeau a envahi les Vosges grâce aux subsides du Conseil Général : celui-ci  souhaitait valoriser le patrimoine et les événements culturels des Vosges par une création artistique ;

 

Emmanuel Perrin a bénéficié de la bourse à la création « artiste professionnel » 2006 du Conseil Général des Vosges

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Puis sous l’égide de son parrain, Président du Conseil général et du Sénat, voici  que ces drôles de bestioles nées de l’imagination d’Emmanuel et Fabrice Perrin investirent Paris, où ils occupèrent tout le  mois d’avril 2008 , le jardin du Luxembourg.

Il faut dire que tout a été prévu pour le voyage : nos drôles de bêtes toutes en tôle  se plient et se déplient.

Et bien sûr, cela incite à se balader : ce furent un séjour à Paris, des incursions à Chamagne, à Domrémy,  à Epinal  un crochet à Lille… et ce n’est pas sans doute pas fini.

 

la-planee-0251.JPGLes voila, pour notre été  2013 en transit à La Planée, où ils semblent se trouver fort à leur aise, sous le regard des personnages  nus  qui veillent sur eux tels des bergers du jardin d’Eden.MJR-0411.JPGla-planee-0257.JPG

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 14:19

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Le travail à la scierie

 

 

 

 

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La scierie a une forme en L : l'habitation du sagard comporte une chambre et une cuisine, en général sans étage.

 


La plus longue branche du L est la halle de sciage. halliere 0228

 

 

 

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Au début du XXème siècle apparaissent peu à peu des scieries à vapeur  surtout après l"ouragan de 1902 qui généra beaucoup de chablis.

Mais la plupart des scieries restaient traditionnelles

 

 

 

 

halliere-0242.JPGEn amont , un canal ( une roye) prend l'eau de la rivière : il fait parfois plusieurs centaines d e mètres. il aboutit à un chenal où l'eau actionne une roue à godets placée verticalement sur le côté de la halle de sciage: pa r transmission, le mécanisme fait fonctionner le haut fer. C’est une forte lame verticale aussi, enchâssée dans un cadre de bois: la lame monte et descend et scie la "tronce" fixée sur un chariot qui avance automatiquement. Le sagard intervient pour surveiller le système et remettre le chariot en place lorsq'une planche vient d'être sciée

 

     halliere-0244.JPGtravail du sagard consiste d'abord à écorcer les tronces que le voiturier lui apporte dans son attelage tiré par des boeufs. Puis il les fait rouler sur le chariot.

les planches dé"bitées sont installées  à côté de la halle pour le séchage: le sagard  les entrepose par longueur et qualité de bois il met des lattes intermédiaires sous chaque niveau d e planche pour permettre l'aération.

Si les accidents s'ils étaient rarement mortels, ils étaient cause de beaucoup d"amputations.

 

 

 

Le métier cependant  ne nourrissait pas son homme

Comme le bûcheron et le voiturier, le sagard a une petite culture, une petite ferme, sur laquelle il cultive sin champ de pommes de terre, du foin pour un peu de bétail. Il élève un cochon, de la volaille. « En apparence moins rude que le métier de bûcheron — « il fait toujours chaud dans une scierie - mais plus astreignant par la présence constante qu'il nécessite  et plus débilitant par le rythme sans souplesse imposé par la machine, le travail du sagard présentait un autre inconvénient : c'était cette solitude à laquelle il condamnait. »*

 La scierie étant le plus souvent hors des villages, le sagard logé sur place avec sa famille.  Pourtant « on s'aperçoit que la scierie était peut-être bien le lieu le plus fréquenté qu'il soit »* : le  « commis »( l'employé du marchand de bois) , «  les voituriers qui approvisionnaient régulièrement les scieries en grumes et qui profitaient parfois de la halte et du feu à l'âtre pour faire chauffer et avaler leur déjeuner en compagnie. Et puis il y avait, au hasard des journées, les visites improvisées : celles des bûcherons qui travaillaient pour le compte du propriétaire de la scierie et qui venaient affûter leurs outils à la meule adaptée à l'arbre de transmission du mécanisme de la scie. Il y avait,les jours de pluie, les cantonniers cherchant un refuge au sec, les vieux qui venaient se raconter des histoires d'autrefois. Certains ajoutent : « dans le temps. il y avait toujours à boire dans une

scierie" . Ce qui ne pouvait que rendre plus attractif ce lieu. Même les gens qui ne travaillaient pas en forêt  avaient, un jour ou l'autre à faire à la scierie. »

*Colette Méchin chercheur à l’institut d’ethnologie. Université de Strasbourg

 


 

 

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 14:04

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C’est  essentiellement à Marc Brignon,  qui  a fait un  énorme travail sur l’histoire locale que cet article doit ses informations  (bibliographie en fin d’article) ainsi qu’aux « Amis de la Hallière »

 

Les scieries se sont développées le long des cours d’eau, la Plaine et ses affluents.

Souvent, il s’agit d’établissements légers, démontables au gré des coupes d’exploitation (pour limiter le transport des grumes ou tronces). Il s’agit  principalement de sapin..

 

L’essor des scieries hydraulique a commencé au 13è siècle.

 La plus ancienne mention de scierie à planches figure dans le contrat d’association abbaye de Senones car avant 1793, les forêts appartenaient aux abbayes, aux comtes ou aux princes de Salm.

Leur nombre était limité par l’administration forestière princière ou ducale (forêts appartenant aux comtes) pour éviter la surexploitation des forêts et faciliter sa pérennité.

Les demandes en bois augmentent à compter du 16è siècle tout en suivant les troubles liés aux guerres (celle de Trente ans a été particulièrement dévastatrice), à la peste, …. C’est alors que la sylviculture va favoriser les bois résineux.

On exploite  des feuillus, hêtre en particulier) pour les bouches à feu que sont les salines de Rosières, les hauts fourneaux de Framont, les verreries et faïenceries et des bois de service pour les charpentes qui sont équarris (marnage).

Après 1793, les forêts des abbayes et des princes sont attribuées à l’État et aux communes.

Quelques-unes sont vendues à des particuliers (biens nationaux).

Il faut alors distinguer : les scieries domaniales, qui ont perduré jusqu’au milieu du 20ème siècle, les scieries communales, les scieries des entreprises, plus modernisées, à meilleur rendement.

 CIMG0073

 


La vallée de la Plaine est une des vallées où l’on a observé la plus grande densité de scieries :                                                                 

         

 

                             

La   Plaine fait 31 km pour un débit de  1,5 M3 /S et recueille outre les ruisseaux adjacents, les eaux de ruissellement ce qui, en période de crue peut augmenter jusqu’à 50 fois son débit. On a compté jusqu’à 84 scieries avant  1850 pour peu à peu aboutir à un arrêt vers 1935, bien qu’il soit difficile de donner des chiffres précis, sachant que toutes les scieries répertoriées n’ont pas été en fonctionnement dans les mêmes temps ; seule la Hallière a poursuivi son activité jusqu’en  1976 , date où « elle est une des dernières à fonctionner en permanence ».

 

 

 

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Dans son ouvrage écrit en 1985, Marc Brignon nomme 45 scieries dans la vallée du Donon à Raon l’étape. Certaines portaient le nom de leur propriétaire, d’un saint (scierie saint Marc à Allarmont Saint  Pierre au Donon…) ou d’un lieu dit tels que  la scierie de la goutte de la Maix , du battant, de la Sciotte, du Nierupt , du moulin de la Planée, de la Haute Creuse , du Halbach…des chaudes roches , Moinepont…

 

 


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( à suivre)

 

bibliographie

-Les scieries et les anciens sagards des Vosges  bûcherons, schlitteurs, voituriers et voileurs
par Marc BRIGNON et J-L BOITHIAS  éditions CREER  1985
-Moulins, scieries ... métiers au fil de l'eau
par Pascal ROMAN
les cahiers du colporteur n°11    Editions de l'Astronome  2011

-A  lire aussi (bibliothèque de Raon) « vent de colère »de Marie Khulman , histoire romancée très parlante des scieurs du temps des abbayes.

 

 

 

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 22:31

 

 

 

 

 

1909211770

 

« La » scierie de nouveau est le fleuron de notre patrimoine local : nous en ferons notre  feuilleton touristique de cet été  2013 . Les « amis de la Hallière » ont planché sur l’histoire de la vallée et c’est à eux que le journal doit la plupart des  informations dont sont issus les articles à venir qu’ils en soient remerciés.

 

A travers les Vosges. - Type de la Scierie Vosgienne (1)L’origine et développement des scieries

 

Les scieries mécaniques anciennes, tout comme les moulins, utilisent comme force motrice l’eau, le vent, la force animale voire humaine, l’électricité (turbine).

L’énergie est transformée par une roue dont le mouvement circulaire est transmis à une autre roue ou transformé en mouvement alternatif grâce à des mécanismes plus ou moins complexes (cames, bielles, manivelles, ….).

La roue est connue depuis la plus haute Antiquité (3500 avant J.C. en Mésopotamie).

On attribue le premier moulin  au roi Mithridate (actuellement en Turquie), un siècle avant J.C. Vitruve (architecte romain) décrit au même moment le moulin hydraulique (qui a précédé les moulins à vent). Mais Dans l’antiquité, les forces humaines (esclaves, prisonniers) coûtaient moins cher que les mécanismes. À partir du Moyen-Âge, les moulins à eau ou à vent se sont développés pour donner naissance à une première industrie.

Au moyen âge les références aux scieries datent de  1040 et on a trace d’un arrangement entre une abbaye et un seigneur de Franche Comté  qui  fait état d’une « reisse à bois » en 1311.

Le Premier essor des scies date  du  début du 4è siècle en France (Toulouse, Aude) mais surtout au  15è et au 16è siècles avec un très grand développement dans toutes les régions boisées de France, avec demandes croissantes des bois façonnés au 17è, 18è et 19è siècles. Même développement dans l’ensemble de l’Europe occidentale : Portugal, Suisse, Autriche, Italie, Pays-Bas, Angleterre.

 

MJR0237Dans les Vosges, première mention écrite d’un moulin à planches en 1284 (ban de Celles).

Les scieries se développent beaucoup  en raison d’un couvert forestier et d’un réseau hydraulique des plus importants.

Dans la vallée de la Plaine (forêt des Bois sauvages et Celles) ; les scies à bloc se sont développées (une quinzaine) au 13è et 14è siècles pour faire place aux scies à engrenages et manivelle à la fin du 18è siècle (1790), avec augmentation du rendement de 40%.

Les scies à turbine sont apparues fin XIXème siècle : La turbine hydraulique a été inventé par Benoît Fourneyron en 1832. Elle permettait de se passer des quantités d'engrenages puisqu'elle utilisait les chutes d'eau avec beaucoup plus d'efficacité. Sa vitesse de rotation était très grande.

On a pu répertorier une cinquantaine de scieries dans la vallée, sachant que toutes ces scieries n’étaient pas en fonctionnement en même temps.

La diminution du nombre de scierie a été amorcée avant la 2ème guerre mondiale.

DSCF4179La Hallière a été le dernier haut-fer de la vallée de Celles ; elle a cessé son activité économique en 1976.

(A suivre : les scieries dans la vallée de la Plaine)

 

 

 

 

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 22:17

 

 

 

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Ce Raonnais bien installé près du podium à l’écoute des Prétoriens ne nous contredira pas ! Et c’est vrai que les spectateurs ont pris un énorme plaisir à ce concert du  5 juillet.concerts-quai 0318

 

Du soleil plein les yeux, de la musique à faire péter les plombs selon un des titres joués par  les Prétoriens, ce groupe qu’on a découvert sur les quais de la Victoire 

concerts-quai 0328Les deux Gérard  enthousiastes à la guitare  , Michel chanteur mais aussi guitariste  et Denis à la batterie ,  Jean Yves au clavier  ont , pour cette nouvelle mouture des vendredis musicaux démarrés en …fanfare par l’harmonie municipale le  28 juin, fait frétiller les gambettes , réjoui les oreilles et les coeurs .

concerts-quai 0347  Les auditeurs, pour beaucoup, ont retrouvé les booms de leur  20 ans : du rockabilly au rock et au bebop’, ils en ont pris plein les oreilles. Cet orchestre de fort bon niveau a émaillé les airs de Chuck Berry , d’ Eddy Cochran , Elvis Presley ou Cliff Richards, rien que des pointures, d’explications  pour les auditeurs non initiés.

 concerts-quai 0346Les vendredis musicaux, c’est l’été, la bière vendue dans la camionnette, les sièges en bord de Meurthe, une ambiance que l’on retrouve avec bonheur, que l’on évoque avec nostalgie dans la grisaille de l’hiver.

 Mais c’est bien dommage qu’il y ait si peu de monde ! La municipalité nous offre des concerts, gratuits  pour nous, mais dont elle rétribue les musiciens.  Les services techniques installent chaque semaine le podium et les sièges…  bon dira-t-on c’est le fruit des impôts payés par les contribuables mais tous ne sont pas aussi gâtés.

touristes ou non  venez nombreux les vendredis de l’été à  18h30 sur le quai de la Victoire ! concerts-quai 0321Les concerts sont variés et on retrouve avec plaisir chaque année notre harmonie municipale, notre groupe local et ses chansons françaises et même canadiennes, le blues et la soul de Yalo’, les tri «’potes ainsi que des nouveaux  tels « le petit orchestre du grand sérieux le 9 août,  « bords de Marne » le  16 août,

concerts-quai 0336Et quand il pleut tout est prévu puisque le  boulodrome du Robin nous accueille. ! Et bravo les Prétoriens ! On vous espère en  2014 !

 

 

 

 

 

 

 Les prétoriens, un groupe qui garde la forme 

 

 concerts-quai 0338En 1963, le Lycée Jacques Callot à Vandoeuvre fourmille de rockers débutants !
Gérard, Michel et Denis n'échappent pas au virus et créent un groupe, avec Christian Thirion,LES PRETORIENS, nom emprunté à la Rome antique et clin d'oeil à Astérix, comme le confirme leur logo .

 

Le rock des années 50 ( Cochran, Berry, Little Richard, G. Vincent, Buddy Holly ) fait leur répertoire depuis toujours.  Début 1964., ils se produisent régulièrement dans les fameuses sauteries nancéiennes et tentent leur chance dans les concours, animent les dimanches après-midi du Jéricho à Malzéville ( le Golf Drouot nancéien ) et "ouvrent"  les concerts pour les pros de passages ( Gam's, Hugues Aufray, Fingers, Keltons et Lionceaux, par deux fois ).
En 1965, l'arrivée de Bernard à la guitare solo élargit leur répertoire vers le Rythm'N' Blues anglais( Stones, Kinks, Them, Yardbirds ) 
En Octobre 1965, ils gagnent leur première coupe à Gentilly avec un répertoire 100 % rock and roll  et enregistrent à Radio-Lorraine.
En 1966, la Grande Muette appelle Michel à Djibouti . Fini, la musique, rideau pour le groupe.


La vie comme elle va…
S'ensuivent des chemins séparés, autres groupes éphémères ou variété dans des orchestres de bal, vie sérieuse faite de mariages, enfants, carrières, tout cela logique et raisonnable, mais manquant sérieusement de piquant !
En 1989, le groupe se retrouve à la Pépinière au premier concert « 20 ans après » ce qui les fait réfléchir, car certains rejouent, mais pas eux !
10 ans plus tard, en 1999, le groupe de 1965 se reforme  enfin pour le grand festival de Rock'N'Lor et continue sur sa lancée jusqu'en 2004, retrouvant ses amis Rapaces, Voodoo, Starsmen dans de nouvelles sauteries « revival « . Cette période dure paradoxalement plus longtemps que la première des débuts ! Ils jouent notamment « Chez Paulette », temple lorrain du rock.
Fin des années 2000, repos forcé, Bernard quitte la région et la recherche d'un nouveau guitariste  est difficile. Ils rencontrent  fin 2009, Gérard Desplace, jeune retraité, et tombé comme eux dans la même marmite de potion magique R'N'Roll  dans les années soixante !
A ce jour, les Prétoriens, avec leurs trois membre fondateurs, sont avec leurs amis Rapaces et Dem's, l'un des plus anciens groupes de Nancy en activité. 

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 21:49

 

FIF 0464

 

 

 

 

 

Pour un festival ce fut un beau festival !

 

FIF 0491La Déodatie est fière de son FIG, elle pourra aussi maintenant s’enorgueillir de son FIF, autrement dit de son Festival International de Folklore, une autre façon plus modeste mais tout aussi festive  de faire de la géographie en quelque sorte.

 C’est à RAON l’étape que celui-ci a élu domicile pour la deuxième fois depuis  2010 les  6 et  7 juillet.

 

FIF 0479C’est seulement  tout les  3 ans !

Il faut dire que cela représente un énorme investissement financier et  humain puis que cette fort sympathique manifestation qui a eu un franc succès ce week end, repose sur le bénévolat. L’association savait pouvoir compter sur l’aide  de la municipalité et  d’autres associations telles le CSAR qui vit  son président se battre  avec la pâte à crêpes où  il aura gagné une solide expérience au bout de ces deux jours ! « Les scie Kon fraire comme », le club de pétanque  et d’autres encore , ont mis la main à la pâte eux aussi .C’est qu’ il fallait aussi assurer, entre autres,  le ravitaillement et surtout la boisson par ce beau temps chaud pour les très nombreux visiteurs : DSCF4212la veille  ils ont participé au bal folk et au marché semi nocturne et le lendemain, après la cavalcade , ont admiré les évolutions des groupes sur la scène dressée au boulodrome du Robin. Un coffre de voiture  ouvert le long du défilé révélait une importante quantité de bouteilles d’eau pour nos danseurs qui n’ont eu droit à la bière  bien désirée pour beaucoup qu’à leur arrivée

 FIF 0484

Des groupes divers et talentueux

FIF 0470Les groupes folkloriques sont  constitués de bénévoles qui nous viennent de l’Est de la France avec bien sûr nos  « troubadours de Beauregard » ; FIF 0448le groupe alsacien de Marlenheim,  les Lys  avec leur costume traditionnel si caractéristique ;  Les Chettas  de Xertigny et l’association FIF 0443culturelle des Portugais de Rombach . Les boulonnais ont séduit les Raonnais par leurs danses, leurs costumes mais aussi par les deux géants de  3,40 m de hauteur pour  60 kg, portés par d e robustes gaillards qui sous leurs jupes n’ont pas dû avoir froid !FIF 0473

Sur le marché artisanal on a aussi  peut-être craqué devant les spécialités de la pêche  de Boulogne sur mer. On a remarqué les chatoyants costumes des polonais,  lou bouscas venu du Cantal, la Miougrano de Fréjus…FIF 0462

Partis de la gare comme tout défilé local,  les groupes furent emmenés par la musique qui nous joua « auprès de ma blonde », « le petit vin blanc » entre les airs folkloriques à danser. Mais aussi, chacune des association folklorique était  majestueusement précédée d’une  calèches d’Equiplaine : FIF 0487on a fait connaissance avec Tian et Vodka deux belles juments baies, on a remarqué  cet attelage dont les chevaux portaient des bonnets brodés , ce  beau cheval noir un tout  peu impatient de retrouver le calme de son pâturage.FIF 0482

 A chaque carrefour, chacun des groupes offrait une danse et tout ce beau monde coloré s’est retrouvé au boulodrome où le temps d’une pause, les danseurs purent se promener parmi les satnds du marché artisanal  où on leur proposait  des produits de la ruche,des bijoux fantaisie, des bibelots de bois , de la charcuterie, de la vannerie…

 Ensuite ils montèrent à tour de rôle  sur la scène pour danser devant les spectateurs bien installés à l’ombre ou sous les chapiteaux.FIF 0501

Ce fut un beau festival et tout le monde fut content d’autant que le soleil a rayonné tant et plus

En conclusion, merci et bravo aux organisateurs, aux bénévoles, aux danseurs, aux conducteurs d’attelage  et aux…chevaux !



 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 18:22

 

 

 

 

 

 

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Pour ceux qui ne sont pas concernés en tant que bénéficiaires ou dans le cadre du travail, l’ ADMR c’est la camionnette que l’on croise sur la route, le « papy » d’à côté qui se fait livrer ses repas… mais encore ?

 

On pense souvent que c’est un service public qui relève du département ou de l’état, dépendant de ce qu’on appelait autrefois simplement l’Assistance publique, devenue DASS puis DVIS …..et le non initié est fort surpris d’apprendre que c’est une association  de bénévoles qui emploie des salariés : des TISF ou techniciennes de l’intervention sociale et familiale qui se consacrent « à l’accompagnement  social des familles vers l’insertion » en soutenant «  tout particulièrement la fonction parentale » ; des auxiliaires familiales  qui aident la famille ponctuellement en cas de grossesse difficile, de maladie de la mère etc ; des aides ménagères à domicile  pour les personnes âgées   apportant   « un travail matériel, moral et social contribuant au maintien à domicile »….  Mais l’ADMR propose aussi les repas à domicile, la téléassistance FILIEN , un dispositif qui permet ,24h/24 , 7jours sur  7,  de contacter quelqu’un grâce à un simple médaillon ou bracelet montre qu’il suffit de biper pour obtenir de l’aide …. Les services sont multiples précieux et indispensables.

 

le-portage-des-repas-a-domicile-est-une-des-prestations-proL’ ADMR fête ses  60 ans dans les Vosges

en 1945, la France sort de la guerre et l’ADMR fait ses premiers pas dans le milieu rural, Issus du mouvement familial rural (MFR), naît un nouveau service : l’aide familiale rurale. Dès l’origine, l’objectif de ce service est double : aider les uns dans les tâches quotidiennes, créer des emplois de proximité pour retenir les autres.

En 1998, le seul sigle ADMR remplace la dénomination Aide à domicile en milieu rural ; Puis est créé le concept de "Maison des Services". La travailleuse familiale devient TISF (Technicienne de l’intervention sociale et familiale).

Le secteur des services à la personne connaît une forte croissance après la mise en place du plan Borloo en 2005 En réponse aux nouvelles demandes, l’ADMR enrichit son offre et développe des prestations de ménage, repassage, petit jardinage, transport accompagné. Elle se positionne également sur l’accueil collectif et individuel des jeunes enfants.

 

téléchargementFinancement

Les personnes aidées paient une partie des services fournis et peuvent bénéficier d’une déduction fiscale  de  50% des sommes engagées (dans la limite de 12 000 €). Le chèque emploi service universel (CESU) est également accepté. La CAF,  la CARSAT  (caisse de retraite du régime général) font partie des plus gros financeurs. Des communes apportent aussi leur contribution 

 

 

 

 admr3 (1)Le sujet de satisfaction est le dynamisme de cette section locale de RAON  qui compte  9 bénévoles (avec  3  nouvelles candidatures qui se sont annoncées) , au nombre de personnes qui se sont déplacées pour cette réunion : avec parmi elles des personnes aidées et  des salariées  qui avaient préparé les gâteaux du pot de l’amitié.

 Le sujet d’inquiétude tient aux finances avec un déficit de  8000 euros  environ qu’il va falloir combler peut-être en partie  par une manifestation festive en fin d’année annonce M Vitry, le Président local.

Les recettes proviennent des usagers pour  ¼ et des financeurs institutionnels pour les  ¾ avec un peu, très peu ,de subventions des communes où l’ ADMR intervient : seules les communes de CELLES sur Plaine et de RAON sur Plaine  accordent une subvention de 325€ à elles deux, RAON l’ETAPE subventionne à hauteur de 940€. « Carton rouge » fut donné à la municipalité d’Etival qui ne donne rien, elle qui bénéficie pourtant du tiers du temps de l’ ADMR !  Aux citoyens de ces communes de réfléchir aux priorités à donner …et d’interpeller leurs élus.

 

La CARSAT revoit les aides à la baisse

ADMR3Monsieur Vançon, le Président de ADMR Vosges  a noté que les associations sont partout en déficit surtout au niveau du service aux personnes âgées. La décision de la CARSAT de réduire de manière drastique ses aides a déjà entraîné à Rupt sur Moselle  la perte de  400 heures pour les salariées. La CARSAT  vient de revoir  en effet son financement à la baisse avec de vraies coupes sombres : elle l’a annoncé  de manière brutale et scandaleuse dit M Vançon, en téléphonant les décisions aux personnes âgées : ne seront plus aidées que les personnes récemment hospitalisées (sorties depuis moins de 6 mois), qu’une seule personne par couple et pas avant l’âge de 75 ans …

 

 

 

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cela entraînera des problèmes humains dramatiques, forcera des

personnes à entrer en maison de retraite et se soldera aussi par des suppressions d’emplois.

Il remarque la contradiction entre les discours officiels qui parlent d’un gisement d’emplois d’avenir dans ce secteur de l‘aide à domicile et les actes qui vont aboutir à des pertes d’emplois, à une obligation pour beaucoup de quitter son foyer pour entrer en maison de retraite.

Cependant la combativité la motivation de tous et la satisfaction du devoir accompli ont permis de conclure par un pot de l’amitié placé sous le signe de l’optimisme.


 


Aide à domicile…un métier à défendre.

 

les personnels de l a d m r sont inquiets full actu A l’ADMR de Raon, elles sont  20 salariées, ce qui correspond à 15,95 (sic) temps plein. Elles travaillent donc dans les familles et auprès des personnes âgées.

 

En les écoutant, on constate leur implication forte, leur conscience professionnelle et une fierté réelle : elles savent le rôle irremplaçable qui est le leur… souvent elles sont la confidente, l’amie, la seule personne même que verra la personne aidée de toute sa journée… elles soulagent les enfants qui vivent trop loin pour aider leurs vieux parents au quotidien… elles permettent  de vieillir chez soi dans un environnement familier ….

 

Travailler dans l’Aide à Domicile est pénible physiquement et psychologiquement 

les-manifestants-ont-rejoint-le-siege-de-l-admr-saone-et-lo
La CGT dans un tract récent, trop court dit-elle, bien que faisant un recto verso, expose les raisons du mécontentement : outre les salaires, la progression de carrière, le temps de travail, les frais et le temps de déplacements avec le véhicule personnel, le syndicat aborde les conditions de travail  avec des temps partiels, imposés,  qui n’assurent pas le quotidien, les temps de repos… la liste est longue ! » Travailler dans l’Aide à Domicile est pénible physiquement et psychologiquement » souligne le tract.

Ce syndicat qui a créé voici un an un service spécifique aide à domicile, revendique « un financement d’ l’Aide à Domicile par la sécurité sociale (…). Il permettrait une vraie professionnalisation des salariées et  « un accès à l’aide à domicile pour tous quel que soit son niveau de revenu. »

La CFDT  quant à elle (site Internet région  PACA) affirme « Les professionnels déplorent la perte du sens de leur travail et l’absence de reconnaissance de leur implication personnelle. La qualité de l’accompagnement social ne subsiste que par la volonté farouche des professionnels. Ceux-là même à qui l’on rappelle sans cesse ce qu’ils coûtent sans jamais leur dire ce qu’ils rapportent et à quel point ils sont indispensables. L'aide à domicile est une activité de proximité, créatrice de richesse économique, d'emplois non délocalisables, de lien social, d'attractivité des territoires. Alors que les besoins de la population augmentent, ces activités sont en crise, une crise qui vise les plus fragiles, les personnes dépendantes, les travailleurs pauvres, les organisations de l'économie sociale. Les réformes en cours, la pression concurrentielle, le recul de la prise en charge par les pouvoirs publics sont autant de facteurs de risques impactant directement les salariés, les usagers et les territoires. Faillites multiples, pertes d'emplois, dégradation des conditions de travail, déqualification des personnels, abandon des territoires et des populations les plus isolés... font l'actualité du secteur. Son système est à bout de souffle. La qualité du service a un coût. Qui va le prendre en charge ? » 

 

Pour plus de renseignements :

Syndicat CGT Aide à Domicile

4 rue Aristide Briant

88010 Epinal cedex

Aidedomicile.cgtvosges@laposte.net

 

CFDT santé sociaux des Vosges

4 rue A Briant

88010 Epinal cedex

syndicat@cfdtsantessociaux88.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 10:36

 

au solstice d’été 2013, tout un symbole, les Amis de la Hallière se réunissaient  pour organiser les visites publiques à partir du  30 juin, journée de la fête de la Voie Verte.

 CIMG0073

Après l’incendie ravageur de décembre 2001, tous étaient atterrés mais pas abattus.

Avec courage et détermination, secondés par la CCVP, ils ont réussi, obstacle après obstacle, à faire reconstruire à l’identique la dernière petite scierie en activité dans la vallée.

Une  équipe très motivée  de guides qui ne demandent qu’à être renforcés de nouveaux venus  , a décidé pour l’instant d’assurer les visites les mercredis, samedis et dimanches de cet été en après midi de  14h à 17h30 .

Les visiteurs, par groupe d’une quinzaine de personnes, auparavant inscrits à l’Office du Tourisme de Raon l’Etape (la billetterie sur place n’est pas encore fonctionnelle) pourront apprécier le travail des entreprises ayant concouru à la reconstruction, tant celles des murs que de la charpente et , point d’orgue , celle de la machinerie métallique produite par les fonderies d’ Uxegney et de Raon, supervisée par M Desrues, cadre retraité de chez « Texrope » .

 

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Quelques chiffres impressionnants

120 mètres cubes de bois de charpente, 52 tonnes de grès maçonné, 9750 bardeaux ou essis cloués avec le double de pointes…PICT0041

Lors de la petite visite ayant clos cette réunion amicale dirigées par la présidente Claudine Vigneron et assistée entre autres par Gérard Koble, comme le dit si bien un ancien passionné hilarismontais,

 

 

 

 

 

 

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Michel Sayer , on a pu réentendre en sous sol le « cœur de la scierie battre à nouveau ».MJR4031

Ce bruit de l’eau aussi assourdissant que le bruit de la circulation du sang d’un accidenté revenu à la vie…

 

 

le 29 juin , des officiels, des notables inaugureront avec force discours la Hallière retrouvée grâce aux subventions car cela a coûté extrêmement cher aux...contribuables que nous sommes, et nous aussi on peut être fiers; le journal local qui encense les puissants , ceux qui comptent ne manquera pas de  citer toutes ces célébrités d'ici et de la région.

Mais c'est à tous ces "amis de la Hallière " , aux sagards qui la faisaient vivre , aux bûcherons que je veux rendre hommage .

 

ecoutez le bruit de la scierie! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 10:04

 

 

 

La femme, la faune et la flore

 

Ce sont les  3 sources d’inspiration de René Lalique  (1860-1945)  qui à partir de l’observation de la nature adapte ses créations à la morphologie féminine, avec le souci de la géométrie et de la symétrie et, de plus en plus en utilisant des matériaux dits peu nobles et  puis, surtout le verre.

 


papillon-Lalique.jpgIl  entre dans le métier en 1880, comme dessinateur de bijoux  et se fait rapidement remarquer par la qualité et l'originalité de ses dessins. En 1885, reprenant  un  atelier, il  y réalise pendant plusieurs années de la joaillerie pure. Les commandes affluant, il s’agrandit et emploie  une trentaine d'ouvriers.  Travaillant sans relâche, dessinant, modelant, faisant des études et des essais techniques de tous genres, sans interruption, avec la volonté d’inventer et de créer du jamais vu : du dessin ou du modelage d'après nature, ou encore des photographies réalisées dans ses ateliers de Clairefontaine ( près de Rambouillet).

 

Des thèmes nouveaux à l'origine de créations qui réinventent le bijou.

En 1890, délaissant les matériaux traditionnels - platine, diamants, pierres précieuses serties - et les ornements - noeuds et rubans hérités du XVIIIe siècle, styles historiques... - il leur préfère l'or ciselé, l'émail, l'opale et la pierre de lune, ses pierres favorites, ainsi que des matières inattendues comme la corne, l'ivoire puis, le verre. galerie-des-bijoux-3

La femme est métamorphosée en scarabée, en libellule, en insecte, en paon, associée au monde végétal, floral, animal. « Passionné par le spectacle de la Nature,  il recherche au Jardin des Plantes, fleurs et plantes exotiques. Il restitue les formes et couleurs de la flore - iris, chardons, muguet, anémones, roses, orchidées, gui... - et de la faune - insectes, reptiles, oiseaux... - avec la riche gamme des émaux et le secours du verre dont il maîtrisera progressivement les techniques ». 1900 marque l'apogée de la carrière de René Lalique en tant que bijoutier. C'est aussi l'année de l'Exposition universelle de Paris où il a un stand remarqué.

 

Des bijoux au parfum…

 DSCF4003Mais victime de son succès, il est tellement imité qu’il décide de se tourner vers la création de flacons de parfums, que crée son voisin François Coty. Cette fois il fait breveter toutes ses créations et notamment la forme ronde, inédite alors, l’ouverture plus étroite que le corps du flacon etc. ; il s’engage même pour faire reconnaître les droits des artistes.

Le visiteur  du musée de Wingen a la chance de pouvoir admirer au sein du musée plus de 230 flacons de parfum prêtés par Silvio Denz, grand collectionneur, Président directeur général et propriétaire de la Société Lalique.  DSCF4002

 

Une nouvelle aventure commence avec la production en série.

En 1921, Lalique installe une usine à Wingen sur Moder, et s’oriente vers la vaisselle de verre, désirant la rendre accessible à d’autres que les grands de ce monde : les vignerons entrent dans sa clientèle et il devient chic de se faire offrir de la vaisselle Lalique comme cadeau de mariage. A l'Exposition des arts industriels et décoratifs de Paris en 1925, René Lalique voit en grand et propose des œuvres monumentales, telle que la Fontaine Les sources de la France.

14054607Des arts de la table,  il se lance dans la fabrication de lustres, de vases et de bouchons de radiateur pour voitures de luxe. L'art sacré est peut-être une création moins connue de Lalique : Vitraux Lalique Douvreséglises de Douvres-la-Délivrande, Reims, Paris et Jersey. 14057830

A sa mort, son fils Marc , pour maintenir l’usine,  s’orientera vers la fabrication de cristal, visant une clientèle de luxe. le vase Bacchante en est l'emblème: crital patiné qui marque Lalique France.

lalique-renc3a9-vase-bacchantes-1927-c-lalique-sa

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 09:46

De Gallé à Lalique via (le cercle) Sadoul.

 

 

 

 

DSCF3992

Emile Gallé est une des figures dont s’enorgueillit Raon  et il considérait Lalique comme   « l’inventeur du bijou moderne ».  D’où la  proposition du Cercle d’histoire Louis Sadoul de se porter à Wingen sur Moder , pour visiter le musée Lalique ce mercredi  19 juin. DSCF3995

 

Wingen sur Moder :

Ils étaient trente à profiter du car confortable qui les mena par des chemins de  traverse des Vosges à l’Alsace bossue en passant par de jolies petites routes  et de coquets  villages.

Ce bourg, de  1563 habitants au territoire à 80% forestier,  est proche de La Petite Pierre ( Saverne) . Il a connu les guerres entre seigneurs rivaux, les guerres de religion, la guerre de trente ans et la peste qui le laissa exsangue. Grâce à des avantages forestiers accordés aux  habitants, Wingen se repeuple au milieu du 17ème siècle et deux verreries attirées par la présence importante du bois, et de la fougère  nécessaires*, prospèrent jusqu’ à ce que la réduction des droits forestiers les obligent à fermer en 1868. Il faudra attendre un demi siècle pour que René Lalique y déplace sa verrerie de Combs la ville en Seine et Marne, profitant de la présence d’ouvriers très qualifiés et de la voie ferrée. Actuellement l’entreprise devenue cristallerie Lalique appartient après le disparition de la petite fille de René Lalique à un consortium , Art et Fragrance,  depuis 2008 . Sur le parking du musée, à l’arrivée du bus du cercle Sadoul,  six Bentley  immatriculées en Grande Bretagne, suivies d’un minibus de gardes du corps, ont investi les lieux : c’était des membres de l’équipe dirigeante qui ont visité le musée  au pas de charge : « en  une ½ heure, c’était fait » confia une employée.  Trois petits tours et puis s’en furent … c’est ce que firent aussi les excursionnistes qui s’en allèrent  se restaurer dans le village avant de revenir visiter longuement  les lieux l’après midi.

 

Un musée moderne dans un site historique    

Le musée installé  dans un écrin de verdure, sur  le site de l’ancienne verrerie du Hochberg, est à lui seul une attraction : conçu autour d’un jardin, sorte de cloître où le  plantes dessinent un bijou de Lalique. Il s’est ouvert en juillet  2011, bâti sur les plan de Jean Michel Wilmotte : Le respect du patrimoine bâti a été l'un des principaux critères du choix, et ce d'autant plus que le site est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1996. Les matériaux choisis - béton habillé de pierre et verre - se marient harmonieusement avec les bâtiments existants les constructions nouvelles, semi enterrées, proposent une toiture végétalisée traitée comme un espace vert. Le visiteur est accueilli dans le hall par un gigantesque lustre de  3 mètres de haut et de  1700 kilos qui fit sensation

 

Un parcours enchanté.

lalique 0089Le musée Lalique de Wingen-sur-Moder a pris le parti de mettre en valeur l'ensemble de la création de l'artiste, en mettant principalement l'accent sur ce qu'est la production Lalique à Wingen-sur-Moder : le verre et le cristal.DSCF3998

L’intérieur avec ses vitrines mettent en valeur par des comptoirs noirs par un cadre dépouillé, les bijoux qui ont fait la célébrité de Lalique : l’or, le verre l’émail  qui éclipsent le diamant, se déclinent en fines fleurs diaphanes, en bestiaire étrange revisité où la chauve souris, le serpent les insectes sont magnifiés en colliers et broches.DSCF3994 DSCF3997DSCF4001Puis on passe avec regret sans doute dans un autre espace tout aussi fascinant : les flacons de parfum suivis de la vaisselle aérienne, toute en finesse où le guide attire l’attention sur le service dit « mouettes » DSCF4008 offert en 1938 aux souverains anglais par la ville de Paris. DSCF4007 Les vitraux et autres statuaires dédiées à des abbayes ou à des résidences sont un autre sujet d’émerveillement ainsi que les lustres.  DSCF4011 On finit la visite par des explications techniques très concrètes avec le moule du vase Bacchante qui est devenu la réalisation emblématique de Lalique France, les étapes du polissage du vase avec en fond, un écran géant qui nous montre les artisans de ces chefs d’œuvre et leur rend hommage : les ouvriers verriers de l’entreprise de Wingen qui compte  200 employés. Au sortir, de retour dans la fournaise qui, avec ses presque  40°, attendait les visiteurs enchantés, ce fut avant de reprendre le car, la photo souvenir. Tous  sans doute garderont un souvenir ébloui de ce féerique musée Lalique. Laissons le mot de la fin à J P Kruch , le président du cercle : « on prendrait bien un verre »… à 3600 euros le vase Bacchante , ça coûterait cher ..

 

* la fabrication du verre nécessite du grès pour la silice, des fougères pour la potasse et du bois pour chauffer les fours

 

 

 à suivre

 

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