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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 14:04

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C’est  essentiellement à Marc Brignon,  qui  a fait un  énorme travail sur l’histoire locale que cet article doit ses informations  (bibliographie en fin d’article) ainsi qu’aux « Amis de la Hallière »

 

Les scieries se sont développées le long des cours d’eau, la Plaine et ses affluents.

Souvent, il s’agit d’établissements légers, démontables au gré des coupes d’exploitation (pour limiter le transport des grumes ou tronces). Il s’agit  principalement de sapin..

 

L’essor des scieries hydraulique a commencé au 13è siècle.

 La plus ancienne mention de scierie à planches figure dans le contrat d’association abbaye de Senones car avant 1793, les forêts appartenaient aux abbayes, aux comtes ou aux princes de Salm.

Leur nombre était limité par l’administration forestière princière ou ducale (forêts appartenant aux comtes) pour éviter la surexploitation des forêts et faciliter sa pérennité.

Les demandes en bois augmentent à compter du 16è siècle tout en suivant les troubles liés aux guerres (celle de Trente ans a été particulièrement dévastatrice), à la peste, …. C’est alors que la sylviculture va favoriser les bois résineux.

On exploite  des feuillus, hêtre en particulier) pour les bouches à feu que sont les salines de Rosières, les hauts fourneaux de Framont, les verreries et faïenceries et des bois de service pour les charpentes qui sont équarris (marnage).

Après 1793, les forêts des abbayes et des princes sont attribuées à l’État et aux communes.

Quelques-unes sont vendues à des particuliers (biens nationaux).

Il faut alors distinguer : les scieries domaniales, qui ont perduré jusqu’au milieu du 20ème siècle, les scieries communales, les scieries des entreprises, plus modernisées, à meilleur rendement.

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La vallée de la Plaine est une des vallées où l’on a observé la plus grande densité de scieries :                                                                 

         

 

                             

La   Plaine fait 31 km pour un débit de  1,5 M3 /S et recueille outre les ruisseaux adjacents, les eaux de ruissellement ce qui, en période de crue peut augmenter jusqu’à 50 fois son débit. On a compté jusqu’à 84 scieries avant  1850 pour peu à peu aboutir à un arrêt vers 1935, bien qu’il soit difficile de donner des chiffres précis, sachant que toutes les scieries répertoriées n’ont pas été en fonctionnement dans les mêmes temps ; seule la Hallière a poursuivi son activité jusqu’en  1976 , date où « elle est une des dernières à fonctionner en permanence ».

 

 

 

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Dans son ouvrage écrit en 1985, Marc Brignon nomme 45 scieries dans la vallée du Donon à Raon l’étape. Certaines portaient le nom de leur propriétaire, d’un saint (scierie saint Marc à Allarmont Saint  Pierre au Donon…) ou d’un lieu dit tels que  la scierie de la goutte de la Maix , du battant, de la Sciotte, du Nierupt , du moulin de la Planée, de la Haute Creuse , du Halbach…des chaudes roches , Moinepont…

 

 


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( à suivre)

 

bibliographie

-Les scieries et les anciens sagards des Vosges  bûcherons, schlitteurs, voituriers et voileurs
par Marc BRIGNON et J-L BOITHIAS  éditions CREER  1985
-Moulins, scieries ... métiers au fil de l'eau
par Pascal ROMAN
les cahiers du colporteur n°11    Editions de l'Astronome  2011

-A  lire aussi (bibliothèque de Raon) « vent de colère »de Marie Khulman , histoire romancée très parlante des scieurs du temps des abbayes.

 

 

 

 

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Published by emjy - dans le quotidien
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