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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 19:22

j'ai des déboires pour vous faire lire l'épisode promis avec le sabeilles! j'essaierai encore demain


 

  3 petites notes de musique en hommage à Cora Vaucaire qui vient de nous quitter.

 

 

C’était fin  août 1995.

Nous avions loué un gîte sur les hauteurs d e Nice.

Entre 2 excursions et baignades, nous aimions flemmarder en bouquinant sur la terrasse, au frais , sous une tonnelle à l’ancienne recouverte de kiwis.

On cherchait des romans un peu couleur locale : ce fut Pierre Magnan : le tombeau d ’Helios et les courriers de la mort.

On s’est passionné de suite : le style, le cadre, l’atmosphère très particulière de ces romans nous ont captivés.

 

De retour chez moi, j’ai tout acheté ou emprunté à la bibliothèque.

Ce fut une période Magnan !

 

J’aime Magnan pour le cadre : les Alpes de Haute Provence ex Basses Alpes ; pour le style, les personnages hauts en couleur, le monde paysan d’autrefois, les ambiances villageoises mais aussi pour l’originalité  des intrigues qui trouvent souvent leur origine dans un passé plus ou moins lointain.

J’ai lu et relu les romans avec l’atlas à mes côtés et en  2004, nous avons loué à Sisteron et nous avons fait notre chemin Magnan.

 

Il y a la série du commissaire Laviolette :

Dans le désordre

Le commissaire dans la truffière

Les courriers de la mort

Le secret des andrônes

Le sang des Atrides

Le tombeau d’Helios

Le parme convient à Laviolette

Elégie pour Laviolette

 

Les romans ou nouvelles avec le père de LAVIOLETTE ou situés fin XIX ème début XXème

La folie Forcalquier avec la description de l’herboriste  un peu charlatan qui sillonne la montagne avec un corbillard relooké !

Les charbonniers de la mort : à vous donner des frissons !

J’ai beaucoup appris d’ailleurs !

J’ai retrouvé la chapelle décrite dans le roman ! Hélas mon appareil photo m’a laissée en rade ! J’y retournerai un jour ! Sûr ! Imaginez une chapelle perdue dans la forêt  d’une montagne perdue des Alpes du sud  la montagne de Lure) : un mélange d’arbres du midi et d’ici : hêtres et autres feuillus, le tout baignant dans la lumière dorée et chaude d’un après-midi d’été !: à demi en ruine( elle était alors en cours de rénovation ) ,une fontaine ;  devant poussent de magnifiques tilleuls : ce jour là ils étaient en fleur set embaumaient ! les abeilles bourdonnaient à qui mieux mieux… c’était enchanteur !

Dépaysement assuré !

Les secrets de Laviolette : 4 nouvelles qui flirtent avec le fantastique

Surtout l’arbre

C’est un arbre sensé annoncer la mort prochaine de ceux qui passent dessous. Seuls les autres voient l’arbre flamboyer, pas le mort présumé ! Ça entraîne une aventure croquignolesque à souhait !

 

Il y a aussi :

La vie de Séraphin Monge

La maison assassinée rendue célèbre par le film où P. Bruel incarnait Séraphin.

L’amant du Poivre d’âne.

Et d’autres…

L’un d’eux que je me promets de relire évoque l’enfance de l’auteur à Digne.

Il m’a marquée car il décrit un univers disparu ,contemporain de celui de mes parents et grands parents, mais pas si lointain.. Les années 1920/30 avant notre société du tout jetable… je me dis que cette façon de vivre sera peut-être,  par obligation  proche de celle de nos descendants et qu’elle n’a pas que des défauts au contraire, bien que je ne sois du genre à dire qu’avant tout était mieux (surtout pour les femmes et les enfants !)

Ça se passe à Digne et ça donne envie là aussi de visiter !

Merci à ces romanciers qui, nous obligeant à les lire avec un atlas, nous font ainsi voyager !

Je pensais l’aimer pour son monde à notre mesure, sans tohu-bohu, sans le tout bagnole. Parce que je l’ai un peu vécu aussi..

Mais pourtant mon fils lui aussi a été pris par le charme de ces livres.

 

 

Magnan nous ouvre un univers poétique, cocasse parfois coquin, acide critique, nostalgique sans mièvrerie.. Vraiment un bonheur !

Il s’est inspiré de Giono. C’est tout dire !

Il vit encore je crois, à Fortcalquier dans un pigeonnier aménagé.

 

Je n’ai pas aimé par contre ses premiers romans dont :

 Périple d’un cachalot que je n’ai jamais pu lire en entier !

 

2 romans ont été portés à l’écran avec Victor Lanoux incarnant Laviolette : je trouve que c’est bien trouvé.

Hélas rien ne pourra remplacer les livres : comment reproduire un style ?la complexité des histoires racontées ? Les monologues des personnages ? Les allers et retour dans le passé ?Et s’il fallait filmer les paysages évoqués ? les films reviendraient plus chers…alors c’est fait à l’économie.

 

Je fais la même critique pour la plupart des livres que j’ai lus et qui ont fait l’objet de téléfilms.

Je vous parlerai un jour peut-être du commissaire Montalbano que je trouve raté à l’écran !

(Les livres de Camilleri sont presque un plat à savourer … il sont totalement trahis par les films !)

 

 

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