à défaut de pouvoir papoter en vrai avec les ex collègues, les copains copines ou les proches, une p'tite parlote sur tout et rien.
ça swingue! ça va remonter lemoral! les dechets hein!!!! bof!!
Bon je suis née à la campagne dans une ferme : on consommait essentiellement ce qui était y produit .pas encore de plastique : les objets étaient conçus pour durer : seaux en fer étamés, machines robustes avec réparateurs au village voisin, cordonnier sur place…
Les vêtements passaient de l’aîné au cadet, de la cousine à la nièce etc… relookés mais pas toujours.
On rallongeait les ourlets, on reprenait l a taille…les jupes et robes grandissaient avec nous. Les pantalons « allaient aux fraises »…on reprisait les chaussettes, on raccommodait…
On avait un manteau et une ou deux paires de chaussures : les vêtements du dimanche, ceux de la semaine avec un tablier pour l’école.
Les pulls et même le slips (horreur ! ça s’appelait de s culottes en fait) étaient tricotés en laine ou en coton fin… imaginez les maillots de bain s faits au crochet ! Ça tombait avec le poids de l’eau !
Bref on ne jetait pas grand-chose : ça allait au tas de fumier (on ne parlait pas de compost !) ou au fond du jardin où on faisait un grand feu une fois par an !

Les premiers éboueurs sont apparus quand j’étais ado : c’était un paysan du coin avec son tracteur et sa remorque.
Il y avait au bout du village un tas d’ordures puant où les gamins, malgré l’interdiction, allaient traîner !
Il y avait toujours un feu qui couvait et les gens y jetaient leurs trucs ou laissaient ça là…les rats et les corbeaux étaient à la fête ! Moi j’avais la frousse ! Je n’y allais jamais !

Ces tas d’ordures ont subsisté longtemps ! Il y a à peine 20 ans , 25 ans qu’on se préoccupe des dechets ?

J’ai gardé de cette époque pas mal d’habitudes et je jette le moins possible depuis toujours …
le fait que mon fils était intolérant au gluten m’ a obligée à ne pas acheter
d e produits transformés . Ce qui limite beaucoup les emballages de toutes sortes et les tentations ! Pas de gâteux, desserts ,sauces ,boites etc..
Je donne beaucoup à Emmaus à Rambervillers.
A Raon il y aussi Solidaction et la Croix Rouge

Et à Moyenmoutier s la maison de l’entraide.
J’ai un tas d’...euh…un compost au fond du jardin.
On a la déchetterie.
Malgré ça, que faire de mon vieil ampli puisque le neuf a été acheté sur Internet ? il m’est resté sur les bras !
Emmaus est habilité par autorisation préfectorale à récupérer ce genre d’appareils .
Mais qu’en fait-on ?
Il faut savoir qu’il y a des pays d’Afrique qui « reçoivent » nos déchets ménagers et électroniques par bateau : ils sont abandonnés sur d’énormes ta s d’ordures comme ceux de mon enfance ! mais là il s’agit de produits dangereux avec des métaux « lourds »…des composants toxiques .
Mon ampli était tombé en panne voici 15 ans environ : le commerçant local avait alors un employé qui réparait ! Cette foi s, il m’a dit qu’on ne réparait plus rien ! On jette ! Ou alors les pièces et main d’œuvre sont devenues si chères qu’on vous « conseille « de racheter du neuf.
Je sais qu’il existe mais trop rarement des récupérateurs type Emmaüs qui réparent et revendent…
Il ne s’agit plus seulement de ne pas polluer mais surtout maintenant je crois, de ne pas gaspiller ! Cuivre, fer, métaux précieux et plus encore pétrole…tout cela se raréfie !
Et ça donnerait du boulot à plein de gens non de réparer ?
Il FAUDRA récupérer, réparer et économiser !
Comme au « bon vieux temps »
Mais franchement je préfère notre époque !
Si l’Homme pouvait être raisonnable : on économiserait nos ressources sans revenir …à l’âge de pierre !