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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:56

 

 

  

nicepassant quelques jours à Nice pour la première fois depuis bon nombre d’années, j’ai vu un peu partout affichée la vente de Soccas.rue-vieux-nice Détrônés la pissaladière et le pan bagnat ! à force ma curiosité a té piquée et , à la terrasse d’un café du vieux Nice, j’ai commandé une socca.

On m’a apporté une sorte de crêpe salée  à la belle couleur jaune foncée, un peu grillée sur les bords, très fine, au goût inhabituel.


Renseignements pris le garçon m’apprit qu’il s’agissait d’une crêpe à la farine de pois chiche. Conquise par ce mets, et craignant de ne pas trouver la dite farine dans mes Vosges, j’ai fait l’emplette de 
3 kg de cette denrée inconnue de moi jusqu’alors.

Puis de retour à la maison, j’ai cherché la recette : enfantin !

De la farine de pois chiche, de l’huile d’olive…

Et ça collait au régime méditerranéen que le Faculté nous conseille d’adopter !

 

Sur Internet où j’ai trouvé la recette :

On insistait sur la cuisson !

À la poêle très chaude, ou sur une plaque brûlante ou au four à très haute température… j’ai opté pour la poêle, me disant que ça devait se cuire comme une crêpe.   Avec une bonne salade ça me faisait un repas du soir !

 socca ratéeLas ! J’ai obtenu un truc indétachable qu’il a fallu racler énergiquement avec une spatule. Mes multiples essais n’aboutirent qu’à un magma farineux.

J’ai essayé sur la crêpière…idem

 Dans un vieux bouquin de cuisine consacré aux légumes secs, j’ai trouvé une recette analogue : les panisses. J’ai essayé aussi en pure perte.

 

 Un soir que je faisais des crêpes,ne voulant pas rester sur un échec,  j’ai pris sans consulter aucune recette, de la farine de pois chiche, de l’huile d’olive et de l’eau le tout aromatisé de, cumin et de curcuma, sel et poivre avec une pointe de muscade. J’ai mis une petite  louche de cette pâte dans une autre poêle avec un peu d’huile d’olive, surveillant la cuisson sans me prendre la tête me consacrant à mes crêpes « normales » Ma foi raté pour raté , ça ne pouvait être pire !socca


J’ai obtenu, enfin, une crêpe qui se décollait ! Premier résultat !

Ça m’ a fait une vaute ( crêpe épaisse en vosgien) un peu fine qui , hormis la belle couleur , ne ressemblait pas à la jolie socca de Nice mais qui s’est avérée tout à fait agréable à manger avec une salade verte .

Bref, ce plat ayant les qualités des légumes secs, vaut le coup d’être essayé s’il n’est pas adopté.

Et peut-être réussirez vous mieux que moi la recette que je vous livre ci-dessous.

 


Ingrédients: 
Pour une socca :
- 125 gr de farine de pois chiche 
- 25 cl d'eau 
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive 
- sel, poivre 
 
Préparation : 5 mn. Cuisson : 10mn. Mélanger tous les ingrédients au fouet.
Etaler le mélange sur une plaque de cuisson graissée sur une épaisseur d'environ 0.5cm.
Préchauffer le four à 240°C puis mettre en position grill et crever les cloques qui se forment à la surface.
Dès que la socca dore, la sortir du four avant qu'elle ne durcisse.
A l'origine, c'était le plat du pauvre, bon marché et consistante. A Toulon, elle se nomme cade toulonnaise. 

Dans la revue « école de cuisine  sur : le riz semoule farine légumes secs « (éditions de Vergeure) on trouve une recette analogue sous le terme de « panisses », qui se mangeaient autrefois  parfois gratinées avec des poireaux ou en dessert , version sucrée.

terrasse-vieux-lyon-1373742Je ne saurais trop vous conseiller si vous passez à Nice de goûter cette socca : sur une terrasse ensoleillée dans le vieux Nice
nice 2  avec une bière bien fraîche, le goût n’en sera que décuplé.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 09:36

 

 

 

attention musique triste! ( requiem de fauré) . vous avez le choix avec cet extriat des "choristes"

 

 

 cartes-postales 0263-copie-1

cartes-postales 0248                           

Comme je vous le racontais dans le topo précédent, la natalité était fortement encouragée en temps de guerre : il fallait de la « chair à canons » n’est-ce pas ?cartes-postales 0250

Ainsi vit on fleurir ces cartes postales ahurissantes : des bébés dans des tranchées, des engins militaires…

Du coup j’ai un peu cherché et je vous livre quelques éléments :

poulbot6 C’est à cette époque  que sont imaginés les enfants Poulbot dont certains dessins ont des légendes très agressives:

« Nous allons livrer bataille, toi, Fritz tu es le cochon de Français »,

« Vous, les ignobles otages, vous allez marcher devant notre armée »,

 « Alors les gars ! On joue à la guerre ? – On peut pas, personne veut faire le Boche »  témoignent du transfert de l’événement guerrier dans la sphère de l’enfance à travers une propagande brutale et partiale. Elles illustrent aussi la force du sentiment nationaliste qui domine les premiers mois de la guerre et qui touche le monde juvénile comme le monde adulte.

cartes-postales 0255La férocité nouvelle du conflit se trouve évoquée ici à travers le thème des atrocités allemandes, commises par l’envahisseur au cours de l’invasion de la Belgique et du nord de la France au début du mois d’août et en septembre 1914. Cette réalité constitue également, bien sûr, un thème de propagande repris et développé surtout à la fin de l’année 1914 et au début de 1915, mais périodiquement réactivé jusqu’en 1918, voire au-delà. La propagande insiste tout particulièrement sur la campagne de terreur menée contre les civils par les Allemands, qui se traduit par des exécutions, des viols et des mutilations, notamment les « mains coupées » des enfants, les prise d’otages, la destruction de bâtiments, l’assassinat de blessés et de prisonniers. L’intégration des atrocités du conflit dans le monde de l’enfance signale les seuils d’investissement dans la lutte franchis pendant la guerre.

Auteur : Sophie DELAPORTE

 

                                                                                        cartes-postales 0249

 

Mais l'enfant lui-même est embrigadé à la fois par l'école, les Églises, ses lectures et même ses jeux. L'enfant doit donc à son tour servir sa patrie, et on attend un comportement exemplaire de ce futur soldat et de cette future infirmière, puisque les rôles sociaux attribués aux filles et aux garçons sont nettement séparés.cartes-postales 0253

Les fabricants et commerçants exploitent eux aussi le thème de la guerre pour offrir aux enfants des loisirs militarisés : les lectures (livres et périodiques), les jouets font l'objet d'une production commerciale censée s'adapter aux attentes des enfants. Dès Noël 1914, les jouets guerriers représentent 50 % des nouveautés de l'année des grands magasins comme le Printemps ou les Magasins du Louvre. Armes factices, jeux d'adresse ou de stratégie entretiennent l'ardeur patriotique juvénile tout en réalisant des profits. 

cartes-postales 0256C'est la première fois que les enfants ont été autant impliqués à un conflit d'adultes. L'avenir de l'ensemble de l'humanité était remis en question par les belligérants, ce qui explique que même les plus jeunes y participaient.cartes-postales 0251

"Les « populationnistes » s'inquiètent des ravages indirects occasionnés par la guerre de 1914-18. Le nombre des divorces augmente. La syphilis, cette redoutable maladie qui s'attaque à des innocents (l'épouse et les enfants peuvent être contaminés), qui est un facteur de dégénérescence de la race et donc une menace pour la société, s'étendrait du fait d'une pratique plus courante de la prostitution. Les avortements seraient en constante augmentation : les auteurs contemporains avancent des évaluations faisant état de 100 000 à 400 000 interruptions volontaires de grossesse par an. cartes-postales 0258La limitation volontaire des naissances deviendrait plus systématique : de retour dans leurs foyers, les "poilus" s'interrogeraient sur la nécessité d'avoir des enfants susceptibles de fournir de la "chair à canons"

La loi du 31 juillet 1920 interdit la diffusion des produits contraceptifs (toutefois, la vente des préservatifs, moyens de protection contre les maladies vénériennes, est permise si elle est faite sans publicité). Elle empêche toute propagande en faveur des pratiques anticonceptionnelles amalgamées aux pratiques abortives. néo- Cette même loi réprime toute incitation à l'avortement.cartes-postales 0252

 ce dernier est assimilé à un crime passible de la cour d'assises." Théoriquement, l'accusé(e) encourt une lourde peine de réclusion ou de travaux forcés (loi du 28 avril 1832) .Dans la pratique, les jurys acquittent dans la plupart des cas..

cartes-postales 0265    j'ai  donc écrit à tort que la peine encourue était la mort  : c’est plus tard, sous le régime de Pétain qu’a été guillotinée une femme accusée d’ être une avorteuse

 

 

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 16:54

 

 

3124759059_1_5_wtQnBSi3.jpg

 

Dans un autre album de cartes postales collectionnées par Louise, ma grand mère maternelle depuis sa jeunesse, il y  en a un certain nombre envoyées durant la guerre.

Le contraste est parfois frappant entre l’image et le  texte tant il est souvent déconnecté de la guerre qu’illustre pourtant la carte.

 D’autres cartes sont ahurissantes et on s’étonne que les gens les aient achetées et envoyées !

 Beaucoup mettent en scène des bébés et des  enfants.

certaines sont( tout petit peu)  friponnes . 

Je vous propose un petit tour d’horizon (car il y en a pas  mal).

 Pour l 'heure je vous livre les friponnes , en fait fort gentillettes : il y en a peu. Ce n’était pas le genre de ma grand mère Louise fort bigote .

 

 

 cartes-postales 0260


 

Le périscope de l’amour 

 

      "eau gaz repopulation à tous les étages" dit la carte! 

il est vrai que durant cette guerre et encore plus après, les gouvernements ont encouragé la natalité tant  la saignée a été importante: on a parlé des " classes creuses "

à cette époque d'ailleurs l'avortement était très sévérement puni : les avorteuses étaient condammnées à mort.

 ce fut l'époque des vieille  demoiselles , "vieille  filles "veuves avant d'être  mariées tant il y eut  pénurie de jeunes hommes.j'en ai connu  un certain nombre dans mon enfance: toutes habillées de noir, chapeautées , avec leurs porte monnaie en tissu brodé. elles étaient confites en dévotion fort attachées à la bonne conduite des jeunes filles! parfois c'était  2 ou 3 soeurs qui vieillissaient ensemble: on disait " les filles untel..."bien qu'elles aient souvent de l a  moustache et de sévères chignons gris .je trouvais ça banal mais aussi étrange.

c'était d'ailleurs la hantise de l'époque: finir vieille fille!

la guerre a continué à faire d es victimes d'un autre genre durant des  decennies...veuves, vieilles filles, orphelins, vieux parents esseulés, familles décimées ou  démolies par un soldat revenu aigri et malade voire estropié., parfois devenu violent.

 

Extrait du texte au verso : la carte est envoyée à Louise,très jeune fille encore, par une amie, Emilienne : "je suis forcée de t’envoyer cette carte puisque je n’en ai pas d’autre "dit-elle en préambule.

 

 

 

La chauffeuse militaire :

 

 

 

cartes-postales 0261

 

 

 

 

Au verso aucune allusion au thème mais des nouvelles  dont celles d’ un certain Emile  qui "a été mis en prison pendant  36 heures  au pain et sans eau par un froid terrible ; vous parlez de (illisible) ils ont pas peur de les faire mourir de misère… »

On ne saura pas ce qu’a fait Emile soldat on ne sait où ni quand .

la carte a été envoyée à ma grand mère et à sa soeur par une certaine Julia.

 Le recto est plus rigolo :

 

 

 

La chauffeuse militaire

  jeu de mots entre la voiture, son moteur et l’amour :

"avec moi la prise directe est toujours bien accueillie"

"L’allumage est produit par la chauffeuse et le contact a lieu à la rencontre du poilu"

"Les freins sont libres et n’arrêtent les courses vertigineuses qu’à volonté"

"Dans les montées sa voiture grimpe toujours au ciel" etc

 

 

 

 


 

cartes-postales 0246

 

celle ci m'a laissée perplexe durant mon enfance: ne comprenant pas "bono bezef" je demandais souvent à ma grand mère  de me l'expliquer. elle avait l'air gênée et faisait diversion, s'en sortiat par une pirouette. je presentai  là un des grands mystères des adultes .

un jour ele m'a dit, excédée : ça veut dire "bic et boc( bique et boque en fait) bic et boc? je n'étais pas plus avancée!

il m' a fallu attendre  bien des années  pour comprendre!

 

A suivre !

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 19:20

4/6/19

 

Monsieur Carnaval avait-il rendez-vous avec saint Nicolas ?

 


Il est 18heures 15…les Raonnais , surtout les petits Raonnais, attendent sur la place de la gare devant une drôle d’insecte géant : une mante religieuse! Magnifique !une œuvre d’art !  On reconnaît là  une des attractions marquantes du carnaval 2010.

Est-ce la nouvelle monture de saint Nicolas ?

CIMG0003À moins qu’il n’enfourche ce zèbre plus vrai que nature ? Va-t-on mettre notre saint homme dans cette cage ?

Les petites majorettes  frigorifiées battent le pavé.

La fanfare prend place…

 

Plus loin, devant la porte de la gare, un tracteur et sa remorque décorée de guirlandes…ah ! Ouf ! Voila le char de Saint Nicolas !

Dans la salle des pas perdus, , le héros de la fête accompagné du Père Fouettard attend.

Ils viennent sans doute  de Myre où il fait soleil : ils n’ont pas enlevé leurs lunettes noires à la descente du train…à moins qu’ils ne se protègent des flashs ?

CIMG0006.JPG

 

Une majorette accompagnée d’une représentante de la municipalité, lui remet les clefs de la ville sur le pas de la porte... en tournant le dos à la foule, en parlant en confidence ...je me demande bien ce qu'elle lui disait..elle parlait d'enfanst sages..


Les deux compères montent sur leur chariot.CIMG0011

Et le cortège s’ébranle ; la mante religieuse hochant la tête (est-ce pour suivre le rythme des chansons de …Renaud ?) ouvre la marche.

Elle est suivie des majorettes, des cow boys  du country club…

Du char du zèbre s’échappent des chansons de Noël         .

D’autres majorettes défilent, puis l’harmonie municipale arrive, ses membres coiffés de chapeaux de…père Noël, jouant, fort bien d’aill eurs, des airs…de fanfare, ce qui , ma foi, est dans l’ordre des choses…

Puis des majorettes costumées en …drapeaux américains !

Enfin ! Clôturant le cortège, le char de saint Nicolas.

 

Tout ce bel ensemble mobilisé pour rendre honneur au personnage de légende qui aura tant fait rêver les enfants durant des générations,  va sillonner les rues de la ville  sous les regards  des spectateurs, impatients de voir apparaître le grand homme…

 

D’ébahissement peut-être, l’appareil photo, censé recueillir ces moments marquant dans l’imaginaire enfantin, a fini par s’enrayer…

 

La fanfare, les associations se sont beaucoup impliquées et qu’elles en soient remerciées ! Défiler ainsi sous la pluie mérite aussi qu’on les en félicite !

 

Mais dommage que le défilé ne laisse pas assez de place à la légende…à la magie et au rêve …

 

 


Et si on rendait Saint Nicolas aux enfants ? Tout simplement.


 


 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:04

 

 

 

 

les canuts 

dont les conditions de travail à cette époque étaient  si intolérables  pour la plupart des ouvriers qu'il y eut des révoltes terribles et ...réprimées sans pitié.

 


 CIMG0087

.

Le monde ouvrier était en effet le thème proposé par le conseil général des Vosges pour la période du  1er octobre au 30 novembre  2011-11-18 :les bibliothèques de la région ont proposé  lectures, spectacles,contes et chants, théâtre, récits, expositions …

 

 

 

Les nombreux panneaux de labibliothèque ont présentés textes et photo .

On a pu ainsi voir :

Le travail des enfants dans le monde

Les scieries

Les différentes industries installées aux siècles passés : scieries, faïenceries, brasseries usines de textile, papeteries avec un panneau pour chacune d’elles : la faïencerie Muller où travailla Emile Gallé, les usines des chat elles, Metteney, les usines Amos,

 

 

 

 

 

CIMG0085

.Des panneaux étaient consacrés à la condition ouvrière : salaires, travail des enfants et des femmes, pénibilité d utravail, conditions de travail, logement, sociétés de secours mutuel ,l’alimentation etc…

le paternalisme, la naissance du syndicalisme avec plusieurs panneaux consacrés à la grande grève de  1907 qui a tant marqué l’histoire de la commune.

 

 CIMG0090

 

Le livret individuel par exemple était un point de contestation des ouvriers :il assurait la main mise  totale sur eux..

Ce livret devait être visé par les autorités à chaque changement d e ville ; celles-ci pouvaient même refuser de le rendre.

Les employeurs y notaient les dates d’embauche, et pouvaient y mettre leurs appréciations !


 la musique que je  voulais vous proposer:gloire au dix sptième ( régiment)est introuvable !  elle évoque une autre grève dans le vignoble français cette fois mais la même année je crois: il était habituel à cet eépoque qu el'armée réprime le sgèves et manifestations

à Raon cela se solda par des morts et des blessés.

dans le midi, le soldats refusèrenr de tirer car ils étaien tissus eux aussi du monde ouvrier et paysan et se sentaient solidaires : ce fut le thème de cette chanson

 


 CIMG0093.JPG

 

Au final de nombreux panneaux, une exposition très fournie : comme ce serait dommage que ces panneaux finissent dans une réserve ! 

 L’exposition présente a eu tellement de succès qu’il a fallu la prolonger.

 

Bravo aux concepteurs et réalisateurs.

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 17:40

 

 

 

 

Aujourd’hui nous sommes le 11/11…il est…17 heures ! Ouf ! Il parait que ça craignait !bof !

 

Je vous convie à une balade touristique un peu …insolite !

 

Devenue « à l’insu d e mon plein gré » et peut-être un peu imprudemment, correspondante locale pour le canton de Raon du journal hebdo « l’écho des Vosges »*, j’étais "de  reportage "pour la cérémonie du 11 novembre à Raon.

Je n’y étais jamais allée!

 

J’ai été agréablement surprise : autrefois Raon et Laneuveville formaient  2 communes distinctes, donc deux monuments aux morts.

Maintenant la distance entre les deux monuments est l’occasion d’un défilé auquel ,en l’occurrence, participaient la nouvelle fanfare, les anciens combattants, les pompiers , le club de gymnastique,et bien sûr les notables.

Les spectateurs sont venus nombreux ravis de ce beau soleil, une aubaine en ce jour de novembre qui ne méritait pas son ancien nom de « brumaire ».

 

Discours…musique…gerbes…

 

CIMG0006J’ai pour la première fois attentivement observé les deux monuments .très différents, j’ai rencontré un monsieur qui m’a donné des explications anecdotiques ...Bref tout cela a éveillé ma curiosité !

CIMG0020-copie-1

 

 

 

 

 

Laneuville très guerrier, avec en effigie  un coq et un taureau et  à l'épitaphe pour le moins troublante ...

 

 

                                                                                                      Raon:   la réalité sans fard  et  tragique des poilus

 

 

 

Du coup me voici avec deux articles ! 

 

 

L’un sur la commémoration et … une enquête sur tous les monuments aux morts du canton ! Ça nous a pris le reste de la matinée et une grande partie de l’après midi.

Frustrée ensuite de ne devoir choisir que 3 photos pour chaque article, je vous impose le  tout !

Et vous me servez de cobayes car je suis bien emberlificotée dans la rédaction des articles ! sans compter que je suis allée sur Internet pour compléter mon repertoire de monuments.

J’ai du pain sur la planche !

 

il faut faire une analyse et une synthèse sinon ça fera catalogue morbide...lassant...

citer tous les villages sinon gare aux susceptibilités!

sans compter que chaque article doit faire  au plus 2500 signes intervalles compris !

 

quand je vous dis que j'ai été imprudente!

mais c'est un défi aussi non?

 

 

j'ai distingué trois sortes de monuments dans ce canton

différents de beaucoup de ce  monuments où on voit un soldat conquérant agressif et fier.

 

ici non... la région a tant souffert que l'on reste dans la sobriété : des monuments en pierre , dépouillés sortes de stèles.

 

 

 

 

 

CIMG0024

 

 

 

 

seuls trois endroits avec une statue; Laneuveville , Raon l'étape et Raon sur Plaine si on excepte le haut relief de Vexaincourt.  CIMG0029

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          celles sur plaine

 

 

 

 

 

 

 

 

CIMG0025

Allarmont sous le soleil...drapeaux au vent...

 

 

 

 

des monuments qui interpellent: celui de Luvigny sert de tombe à deux civils ( le maire et le curé ,cas fréquent  car l'envahisseur allemand a été féroce à cet endroit notamment ,là où passait la frontière dessinée en  1871 , en haut de la vallée de la Plaine.


 

CIMG0035

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Celui de Saint RemyCIMG0067

est une nécropole où sont enterrés  97 soldats de

la guerre de 1870 , tout un bataillon venu

des Deux Sèvres, se trouvant sans  sépultures familiales comme les  autres soldats tués ,cités sur le monument qui garde  des traces d'obus de la guerre suivante , celle de  14/18.

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            Saint Rémy

 

 

 

CIMG0038                                     raon sur plaine


 CIMG0061

 

au final?

une belle promenade dans une vallée desertée à l'heure du repas ...sous le soleil...un voyage dans  le temps...des surprises, des mystères...des envies d'en savoir plus...

un pélérinage ...un hommage!

que de morts. partout sur les monuments

 

 

 

 

 

 

Nompatelize

 

 

 

comme disait Aragon:

 

 

"comment vous regarder sans voir vos destinées(....)

déjà la pierre pense où votre nom s'inscrit

déjà vous n'ête splus q'un mot d'or sur nos places

déjà le souvenir de vos amours s'efface
déjà vous n'êtes plus que pour avoir péri"


Plus jamais ça!

c'était une guerre de nationalismes exacerbés ! j'espère que ça ne se reproduira plus: ramener,definir des gens par leur nationalité!

 

 

 

220px-Monument aux morts Gentioux

un orphelin désigne la listes de soldats tués...

 

 

220px-Gentioux_monument_aux_morts_pacifiste.JPG

 

 

 

Hélas j'entends ces jours ci de drôles de propos sur les Grecs, les Italiens... prenons garde!


Quelques rares monuments en France affichent leur pacifisme la haine de la guerre

Le plus célèbre ,car non reconnu par les

instances officielles , celui de Gentoux dans la Creuse qui porte comme épitaphe: " Que maudite soit la guerre"

Deux autres monuments dans la même veine: celui de Lodève et celui de Péronneperonne1

qui montre une veuve tenant le corps sans vie de son mari et brandissant son poing contre la guerre. 

 

 et...sans commentaire

 

Monument aux morts 14 18

 

 

 

 

 

 

        pierre percée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                        Pierre  Percée

 


Beaucoup de ces monuments sont identiques ,car fabriqués en série! chaque village même tout petit ,voulait le sien ou se sentait obligé d'en avoir un ! 

 

 


 

 

 

 

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 00:00

Du fer dans le béton du muséumotel de Raon l’étape

 

 

 

 

 

 

"les mains d'or"

chanson en hommage aux ouvriers sidérurgistes de la Lorraine du nord

ceux qui travaillaient le fer et l'acier.

ouvrier : celui qui oeuvre de ses mains

quel beau mot!

en même temps que l'on fermait leurs usines,on a volé leur fierté aux ouvriers à tel point qu'ils en renient le mot et préfèrent être des "opérateurs"..

 


L’endroit est prédestiné : à l’accueil, les cigognes de M GASSER, sculpteur raonnais. : Des pelles et des lames de faux !

 

 

CIMG0039.JPG

 

Il fallait y penser !

Des sculptures émaillent la terrasse et le jardin.

C’est donc tout naturel que Noel Ancel expose dans le bar- bulle  du muséumotel qui maintenant s’ouvre maintenant régulièrement aux artistes locaux.

Le motel devient un lieu incontournable de la culture à Raon l’étape : concerts en plein air l’été et expos  dans un lieu qui est lui-même une oeuvre d’art et dont le créateur vient de décéder .


 Noel Ancel est bien connu des Stivaliens : il a marqué les mémoires des visiteurs de l’exposition d’art local en  2010.

Et on n’est pas non plus déçus ce soir où a lieu le vernissage de son exposition qui sera ouvert au public au 1er étage du bar « l’utopie »  .

 

Les sculptures de métal trouvent leur place contre le béton brut de la voûte et l’ensemble est déjà un régal pour l’œil :  

 CIMG0003Mains de travailleurs, pèlerin sur le chemin de Compostelle,

 

 

CIMG0017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chandeliers,  CIMG0023.JPG CIMG0022CIMG0027.JPG

 

CIMG0021.JPG

 

 

 

 

 

et surtout les animaux :

 

CIMG0024un superbe coq qui évoque nos clochers de campagne, des coqs , de chiens qui marient la pierre et le métal !

 

CIMG0025.JPG

 

        CIMG0014

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 CIMG0011

CIMG0013

 vous avez  4 raisons  d'y aller:

l'expo 

le cadre

l'accueil et les boissons locales 


c'est du 4 novembre au 31 décembre!


Si vous ne savez quel cadeau offrir à Noel...

offrez une sculpture de Noël à Noël ! 

c'est un peu cher !

mais vous n'êtes pas obligés d'acheter celle à 700€ !

y'en a pour environ 150€ aussi je crois!

à vérifier! 

 

j'ai appris à cett occasion le décès du créateur des bulles: Pascal Hausserman!

voir le site du museum pour plus d'infos!


 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 11:28

chanson de circonstance ...desuète comme la campagne de mon enfance

 

 

 

Connaissez vous le Vermois ?

 

 

PICT0123

Partir de Bayon direction Baccarat !PICT0146

Ou l’inverse

Un jour de soleil

Un vrai pays de cocagne !

Collines douces, champs, prés, bois… la route serpente.. Parfois sur une colline un village serré autour de son clocher.

Un régal…paisible… on se croirait hors du temps..

 

 

 

 

PICT0144

Sauf que… plus maintenant !

A la sortie de Saint Pierremont, le village suivant s’annonce, venant de Bayon, sur votre gauche : il domine les champs et les prés.

Un joli village .sauf que , non loin de l’église , à la même hauteur, un vilain pylône sensé nous relier au reste du monde ( la planète serait un village dit-on !) défigure l’ensemble !

Je n’avais pas mon appareil photo ! Dommage !


188px-Doncières 88 Eglise  969158

 

Vous auriez partagé ma déception, mon incompréhension ! Comment le maire  de ce village dont je veux oublier le nom,  a-t-il pu laisser faire ça !

 

 

 ET....


Au dessus des collines qui  forment l’horizon au bout du jardin de mon enfance,

se dresse aussi depuis  8 jours une de ces antennes. Juste à mon lieu d e promenade favori…c’était, enserrée dans les bois une sorte d’allée bordée d’arbres … qui débouchait sur une très large clairière que mon père fauchait autrefois. J’ai de souvenirs merveilleux de cet endroit … un peu le château de la belle au bois dormant. .un lieu de rêve… étrange … protégé…et maintenant il y a ça ! Jamais je n’aurais pensé que cet endroit perdu pût un jour intéresser qui que ce soit à part les chasseurs !

 

 

 

PICT0150à un jet de pierres au dessus...le pylône...

 



Ces doux villages lorrains qu’on aurait pu croire à l’écart de toute profanation, hors du temps , ce qui fait leur charme, sont enlaidis eux aussi par des pylônes, des décharges ( la route  que j’évoque plus haut,passe près de Ménarmont, le village célèbre pour sa décharge) .

 

 

VM villoncourt

 

 

 

 


J’aimais emprunter ces petites routes qui me donnaient une sensation d’intemporalité…

Oui me direz-vous, tu as bien un portable ! la télé ! tu consommes et génères des déchets alors ! Faut savoir !

Oui… mais… voila… c’est un peu de mon enfance qui meurt encore…un morceau de moi même … et là…peut-on raisonner ?

 

 

 

 

 

voici la musique conseillée par notre cher et estimé collègue Nicolas!

les notes de piano résonnent comme des larmes sur un coeur lourd! il a raison! triste à pleurer!! mais c'est beau! j ele laisse pour la fin... à zapper si vous n'avez pas le moral! mais comme c'est bientôt les vacances!

 

 

 

gymnopédie N°1 de Eric Satie

 

 

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Doncières. 140 habitants environ. Petit village paisible au nord des Vosges… Enfin paisible, presque. Si on fait l'impasse sur les dizaines de camions qui traversent le village chaque jour. Des camions remplis d'ordures qui prennent la direction de Ménarmont, trois kilomètres plus haut. Cela fait quarante ans qu'Odette habite dans la Grande Rue, l'artère principale du village et "finalement pour nous, les nuisances, ce sont surtout les camions. Environ quatre-vingt par jour. Ils passent toute la journée, sauf vers midi. Mais vous savez, maintenant, on est habitué, ce n'est plus tellement gênant." A Doncières, pour faire passer la pilule des déchets, les habitants ne payent pas la taxe d'ordures ménagères. Et les rues du village sont nettoyées plusieurs fois par an, à la charge de l'exploitant. "Oh il n'y a pas que du négatif !

 
Néanmoins, d'autres habitants préféreraient payer la taxe et ne plus voir les camions défiler. Christian habitait au bord de la route mais il construit aujourd'hui derrière,
 "là où c'est plus calme. On était réveillé tous les matins à 5 h 45 par les camions qui freinaient à l'entrée du village. Et la poussière aussi, ça, c'est un problème. Pas besoin d'acheter du poivre, il y a ce qu'il faut dans la soupe."

Quant aux odeurs dans le village, ce n'est pas le principal problème pour cet exploitant agricole. "Il faut quand même dire qu'il y a eu des améliorations par rapport au début. Et puis, on travaille parfois un peu avec eux. Quand la SITA a besoin d'un service, on y va. Mais ce n'est pas pour ça qu'on a envie que la décharge reste ici." Cette décharge, les habitants cohabitent avec, à défaut de pouvoir faire autrement. D'ailleurs, peu croient à la fermeture de la décharge de Ménarmont, à la fin de l'année 2010. "Personne n'en veut alors vous pensez bien…" A Doncières, l'arrêt de bus scolaire a été déplacé de la rue principale à la rue de l'Eglise, un peu en retrait du trafic…

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 09:55

Cahier-de-chansons--1-.jpgCahier-de-chansons--60-.jpg

C’était en 1904  , à Nancy.

Mon grand-père faisait son service militaire.

Les soirs d’ennui, il avait pris pour habitude de copier et d’illustrer des chansons.

Son premier petit fils, mon cousin, a récupéré le cahier à la mort du grand père en  1959.

Après bien des péripéties, j’en ai obtenu récemment, une copie sur CD.

 

Cahier-de-chansons--32-.jpg

 

 

 

Cahier-de-chansons--17--1-copie-1.jpgIl était né dans une toute petite ferme comme il y en avait tant au XIX ème siècle, où la France était rurale. on vivait de peu et plutôt mal je suppose.

Il était étrange ce garçon qui rêvait d’autre chose, qui aimait les livres, qui voulait apprendre et quitter son village pour devenir militaire.

Hélas il eut la mauvaise idée de tomber amoureux de la fille  unique du propriétaire du bas de la rue : la jolie Eugénie.

Le père fut intraitable : si tu veux la fille, tu prends la ferme et ses dettes !

Car on menait  peut-être un train un peu grand pour les finances de l aferme .

Il faut dire que le beau-père avait été à bonne école : il fut le métayer ou le régisseur, on ne sait, du domaine de Brabois, à Vandoeuvre . Cet épisode alimenta la légende familiale et me fit beaucoup rêver !

 

Bref voila donc Jean augustin de retour à la case départ : le village, la ferme.

Pour l’époque c’était une ferme  plutôt enviable.

 

 

 

Cahier de chansons (39)-1


Grâce à son insatiable curiosité, son envie d e savoir, il acquit dans le village le statut de sage : un autodidacte passionné d’histoire et d e géographie, féru de sa collection de timbres, une façon à lui de voyager !abonné à des revues, journaux car il s’intéressait aux affaires du monde : dans cette famille depuis là, ou avant peut-être on s’intéresse à la politique, à la religion, aux idées.

 

 

 

Cahier-de-chansons--34-.jpg  Cahier-de-chansons--51-.jpg

 

J’ai souvenir d’un vieil homme tourné vers lui même, austère, silencieux, plongé dans de gros livres rouges à reliures dorées, écoutant la radio, s’occupant avec concentration de ses timbres quand il n’était pas dans son jardin ou en train de méditer dans son fauteuil en bois sous la tonnelle ; quelles pensées, souvenirs, regrets venaient le visiter ? Il avait été gazé à Verdun… était intarissable sur la guerre.

 

 

 

 

 

Comme il est étrange que nos aïeux ne nous livrent pas leurs pensées, leurs rêves ! Et qu’il faille reconstituer bribe par bribe leur histoire intime au risque de n’y rien comprendre, de se tromper totalement !

 

 

 

 

 

Cahier-de-chansons--54-.jpgCahier-de-chansons--56--1.jpg

Est- ce pour lui, par lui, à cause de lui, grâce à lui ?

Mais arrivée en CP, il n’était pas question de déroger à la réputation

de la famille : des gens de savoir !

Alors j’ai appris à lire et j’ai tout de suite et pour toujours aimé lire.

Et j’ai épousé …un prof d’histoire géo !

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 00:00

Conférence : l’après pétrole( ce sont mes notes…)

ACCROCHEZ VOUS ET STOP AU DENI !!!

 

http://www.apreslepetrole.org/

 

www.avenir-sans-petrole.org


Samedi soir, je suis donc allée écouter la conférence au forum des initiatives.

J’ai pris des notes et je vous en livre quelques unes.

C’était très intéressant et en même temps très déprimant !

Je suis allée ensuite chercher d’autres infos sur Internet : j’en ai copié quelques une aussi

Pour finir sur une note plus gaie : se dire qu’un homme averti en vaut deux et qu’on s’en sortira !le monde sera différent c’est tout… plus de local ce qui resserrera les liens sociaux devenus quasi inexistants.

 

 

 

 

 

 

 


Avant la « civilisation du pétrole » il y a eu la civilisation du bois qui a failli décimer totalement les massifs forestiers.

Cette ressource a été gaspillée sans retenue pour :

Le chauffage

Les façades des maisons qu’on recouvrait régulièrement de sortes de tuiles d e bois nommées essies.( je ne connais pas l’orthographe de

 ce mot)

Le flottage

Les outils agricoles, les sabots.

 

Les industries : elles fonctionnaient au bois, et  au charbon de bois.

Les faïenceries et cristalleries, coutelleries dans les Vosges en ont été friandes.

Il existait des bouches à feu, des forges un peu partout :

Ainsi  les forges de Grimont, en 1804 ont brûlé 45000 stères (on disait cordes : 72329 cordes)

La Trouche : 160 stères

La Salle :145 000

Il y avait aussi des forges à Mortagne et à Etival.

A Senones on se mit à utiliser la tourbe détruisant ainsi le biotope.

Les années qui ont suivi la révolution ont vu s’accélérer  le pillage des forêts : il fallait fournir les armées. 

 

En 1810 on atteignit la pénurie..

Du 16 ème siècle au début du 19 ème, ce furent des dégâts continus.

Actuellement il n’y a jamais eu autant de forêt dans les Vosges !

 

On reparle de nouveau de l’energie bois  mais il est nécessaire d’anticiper pour ne pas répéter les mêmes erreurs !

En fait, une fois qu’on a trouvé un truc on fait comme si c’était inépuisable !

 

Actuellement le chauffage à bois dans les Vosges utilise  150 000 stères

Si on remplaçait toutes les énergies par le bois en Déodatie, il faudrait…8 ans pour détruire la forêt !

 

Le pétrole :

 

En fait c’est une roche sédimentaire.

Il a fallu 10 millions à 1 milliard d’années pour qu’il  se forme.

pour extraire l’huile de schiste dont on parle beaucoup, il s’agit d’aller fracturer cette roche qui ne s’est pas liquéfiée, là où elle est, très profondèment.

Depuis 40 ans on sait ce qu’il reste comme réserves.

 

 

Quelques chiffres (au niveau mondial)

(La France importe  98% de son pétrole)

 

Actuellement quand on consomme 4 barils ( B), on en découvre 1

Le pic de production* a été atteint en  2011

On a consommé 1200 milliards de barils

on produit chaque jour 88 millions de B : ça équivaut à la surface d’un département sur un mètre d ehauteur

 

au mieux il reste 45 ans à consommation constante : en 2055, il n’y aura plus de pétrole.

Mais en fait ce calcul est faux et illusoire !

Car on oublie que l’extraction est de plus en plus difficile voire impossible

 

Le pic du pétrole conventionnel ( celui des puits en geyser en gros) a été dépassé en  2006

 

Les pics des autres energies et matières premières sont aussi atteints le seront bientôt :

2030 : le gaz

2055 : le charbon

2015 : les agro carburants

2040 : l’uranium

Le pic est dépassé pour le phosphate,

2011 : l’or

2020 : le cuivre

 

Dans 5 à 10 ans la production de carburant liquide baissera de 1 à 4 % par an..

 

Si on devait remplacer le pétrole par l’électricité), il faudrait construire 70 à 300 réacteurs par an.

 

Si on voulait remplacer le pétrole par les énergies alternatives (éolien, solaire), il faudrait en 2030  trouver la production de  4 Arabies saoudites.

 

Il faut 500 B de Pétrole pour fabrique rune éolienne

Plus encore pour un panneau solaire

 

 Les agro carburants outre les problèmes que cela pose par ailleurs, ne pourront fournir au mieux que 6 milliards de barils par jour.

 

L’hydrogène ne peut être une alternative ; elle aurait un rendement de 2 à 8 % tant les difficultés de production , de transport et de stockage sont un casse tête

 D’autre part la pile n’aurait une autonomie que de  300 heures, sachant qu’elle serait très chère..

 

1kg de pétrole : 9000 kw

1kgde batterie électrique : 80kw

 

Ce que nous apporte l’essence

un luxe et unconfort de vie qu'on ne soupçonne plus!


1 l d’essence  dans une pelleteuse = 800 terrassiers pendant 8 heures

 

L’énergie représente 26% des charges d’une ferme ( 50% pour les grandes exploitations)

 

La croissance suit la courbe du pétrole, le coût des produits alimentaires aussi

 

un pot de yaourt parcourt  9500 kms pour être fabriqué ( pot/étiquette/contenu) : l’essence ne coûtant pas cher on peut déplacer les objets et les gens facilement !)

 

Un consommateur parcourt  2500kms par an pour se rendre au supermarché.

La distance moyenne entre l’usine et le consommateur est de 650kms…

 

Conclusion :

Il va falloir changer notre mode de vie

Relocaliser les cultures, les usines

Changer l’habitat

Les déplacements en favorisant les voies ferrées : un cheval tire  2 tonnes sur une route, 10 sur des rails…), les transports collectifs

Rapprocher les producteurs, commerces du consommateur.

Trouver des moyens de vivre moins énergétivores

Se soigner autrement (beaucoup de médicaments sont faits à partir du pétrole

Manger autrement en favorisant les produits locaux et de saison.

Et …il va falloir être inventifs !

Et sortir de l’individualisme !

 

PUREE ! ON VIT COMME DES PACHAS ! Il parait qu’on utilise environ 120 esclaves virtuels  qui pédaleraient  pour nos appareils divers et nos voitures !

 

*c’est le moment où plus aucune compagnie en peut augmenter sa production

 

 voici ce que j'ai pêché sur internet

 

 

Blog après le pétrole

 

Alors que les quantités mondiales de pétrole consommées sont de plus en plus importantes, celles qui sont découvertes le sont de moins en moins : actuellement, nous découvrons chaque année deux à trois fois moins de pétrole que nous en consommons. Cette tendance ne peut se prolonger indéfiniment... Et si le pétrole a déjà connu plusieurs crises, il semble que celle qui nous attend soit d’une ampleur inédite et arrive bien plus tôt que nous ne l’imaginons généralement…Comment la situation peut-elle évoluer ? Quand risquons-nous d’être confrontés à une pénurie ? Qu’est-ce que le pic de production du pétrole ? Et surtout, comment et avec quelles énergies alternatives appréhender, anticiper et vivre cet « après-pétrole » ? Voici les questions auxquelles La Vieaprès le pétrole tente de répondre de manière didactique et accessible notamment grâce à des schémas commentés et des encadrés.

 

Alternatives économiques

 

·        Le mois dernier, Christophe de Margerie, le patron de Total, a jeté un pavé dans la mare déjà bien agitée du marché pétrolier. Il a annoncé que, de l'avis de sa compagnie, la production pétrolière allait plafonner à partir de 2020 à 100 millions de barils par jour, puis se mettre à décroître. Contrairement aux prévisions plus optimistes d'autres acteurs, comme l'Agence internationale de l'énergie, qui prévoyaient une poursuite de la hausse de la production jusqu'en 2030.

 

 

 

·        Au travail, à la maison, en vacances…, le pétrole est partout et imprègne fortement tous les modes de vie d'un pays développé comme la France. Tour d'horizon des quatre secteurs où l'après pétrole pose les défis les plus difficiles.

Les transports Quelques chiffres permettent de comprendre l'ampleur du problème: en 2003, les transports absorbaient à eux seuls près de 58% du pétrole consommé dans le monde, contre 42% trente ans plus tôt. En France, la demande d'énergie dans ce secteur a doublé sur cette période, tandis que celle de l'industrie reculait de 8%. L'existence d'un pétrole bon marché et abondant a permis le développement du tourisme, l'éloignement croissant entre lieu de travail et domicile, la naissance du juste-à-temps et la mondialisation des échanges de marchandises.

·        L'ère du pétrole abondant et bon marché prendra fin dans dix ou vingt ans. Ce qui laisse peu de temps pour s'y préparer.

Est-ce le signe d'une accalmie? La Chine a annoncé fin janvier avoir réduit sa consommation de pétrole de 0,5% en 2005, alors qu'elle avait augmenté de plus de 15% en 2004. Si le phénomène se vérifie, on serait alors tenté d'oublier que la consommation massive d'hydrocarbures n'est plus soutenable à cause du changement climatique. Et que de toute façon, l'ère du pétrole abondant et bon marché prendra irrémédiablement fin avec sa raréfaction d'ici une ou deux décennies. Quand la transition vers un autre régime énergétique demande entre trente et cinquante ans. Bref, il est plus que temps de s'atteler à la tâche, d'autant que la technique ne permettra pas de résoudre tous les problèmes.

 
Site :

www.apres-petrole.com/ -

 La décroissance sera subie ou ne sera pas

vendredi 15 avril 2011, par Herodote46

Ainsi, il y a fort à parier que le thème de la décroissance sera absent des débats pré-électoraux, d’autant que cette candidature a déjà eu le regrettable effet d’auto-éliminer celle d’Yves Cochet, dont l’intelligence et la compétence sont ainsi sacrifiées sur l’autel du réalisme politique. Qu’un homme comme lui, fermement convaincu de l’imminence et de l’inéluctabilité de la confrontation de l’économie capitaliste et de la réalité géologique, c’est à dire en termes clairs de la proximité du moment où la demande mondiale d’hydrocarbures deviendra supérieure à la capacité mondiale de production tous robinets ouverts, puisse choisir l’option hulot signifie qu’il ne croit pas un instant à la réceptivité de l’opinion publique dans un discours radical sur la décroissance. C’est peut être dommage, mais c’est sans aucun doute la vérité vraie, ou tout du moins celle qui peut se constater en observant attentivement le comportement quotidien de Monsieur tout le monde. L’idée selon laquelle il serait possible d’influencer le mode de pensée dominant du consommateur moyen dans un sens l’amenant à se détourner progressivement et volontairement du système industriel développé pour se rapprocher avec délice d’un système dit « frugal », où il s’auto-dépouillerait de l’essentiel de ses « biens » matériels en échange d’un accroissement possible de ses « liens » immatériels, se heurte visiblement à un mur d’incompréhension auprès des opinions publiques.

Mais c’est surtout parce que les principaux arguments des décroissants ne s’enracinent pas dans la vie réelle et qu’ils procèdent essentiellement d’un raisonnement prospectiviste, qu’ils n’ont pas d’impact sur les masses populaires. En effet, il n’existe pas d’exemple historique que les peuples aient modifié en profondeur leur façon de vivre (cela s’appelle une révolution !) en fonction d’évènements à survenir, sauf à y être contraints par un pouvoir totalitaire s’arrogeant le monopole de la détention de la « Vérité ». Les gens des pays de l’ex-bloc soviétique ont déjà donné dans le concept de la « génération sacrifiée » et en sont revenus de la manière que l’on sait. Il semble donc illusoire de penser qu’un groupe d’intellectuels, même plus ou moins scientifiques, et prétendant détenir une information capitale sur la planète (même si cette information est exacte) puisse convaincre les populations d’engager volontairement un processus contre-nature humaine, à savoir refuser l’essentiel du progrès technique et enclencher la machine à remonter le temps moderne. Car il s’agit bien là d’un processus contre-nature ! Toute l’épopée humaine est jalonnée d’acquisitions de biens et toutes les études sur la personnalité fondamentale de l’espèce confirment que celle-ci est naturellement portée vers les phénomènes d’accroissement, d’accumulation, d’amélioration, etc….. bref, en un mot, de progrès matériel !

Nous ne trouverons pas un seul exemple dans l’histoire venant contredire cette réalité. Rien n’empêche toutefois de rêver et de penser que les choses pourraient se passer différemment aujourd’hui. Mais ce serait faire preuve de beaucoup de suffisance au regard du passé, qualité dont les scientifiques et technocrates actuels ne sont pas dépourvus, pour la simple raison qu’ils l’ignorent tout simplement. Comment imaginer que le citoyen de base des pays développés puisse renoncer volontairement à ses déplacements quotidiens en automobile, le vacancier ordinaire délaisser sciemment ses voyages discounts en avion, le consommateur se détourner ostensiblement des produits bon marché issus de la mondialisation, ou l’agriculteur revenir résolument à la traction animale ?… Et si d’aventure, ce genre d’idée lui venait subrepticement à l’esprit, elle serait vite balayée par la crainte que toute l’énergie ainsi économisée soit alors rendue disponible pour une utilisation chinoise, indienne, brésilienne ou indonésienne.

C’est ainsi que les décroissants qui prônent la joie de vivre dans la frugalité s’enferment eux même dans un sectarisme sympathique, mais politiquement fatal. Ce courant, abondamment et justement stigmatisé pour sa démarche petite-bourgeoise, rectifiée caprice-de-riches et améliorée bo-bo des villes, mérite toutefois le respect, surtout si leurs protagonistes allient l’acte à la parole et s’en vont décroîsser tranquillement en quelque lieu sans attendre que le pays tout entier les suivent, ce qui reste toujours possible, et d’ailleurs réalisé par les hippies en 68 dans les Cévennes pour leur plus grand bien et leur plus belle gloire, et nonobstant l’idéologie consumériste déjà dominante de l’époque.

La décroissance volontaire de masse n’est donc pas pour demain même si cette démarche pourrait sembler la logique même dans un contexte de diminution inexorable de la production de carburant fossile et de l’impossibilité pour les énergies alternatives de remplacer à l’identique chaque TEP (tonne équivalent pétrole) manquante.

Bien entendu, si nous croyons dur comme fer (dont la fin est annoncée pour 2087), au transfert de l’énergie de stock (fournie gratuitement par la dot terrestre) vers quelque chose d’autre avec lequel nous pourront fabriquer de l’électricité, qui elle même pourra faire voler les avions, rouler les poids lourds, propulser les tracteurs agricoles et nourrir les voraces engins de BTP, il n’y a aucune raison objective de s’en faire pour l’avenir de notre civilisation industrielle et de notre mode de vie consubstantiel.

Et comme l’immense majorité des populations reste imprégnée de cette croyance religieuse des temps modernes en la non réversibilité des avancées technologiques, le doute énergétique ne parviendra certainement pas à s’insinuer dans les consciences collectives avant qu’une réalité visible à l’œil nu ne s’impose à nous. Cet évènement pourrait bientôt survenir et constituer l’an 1 d’une nouvelle ère, celle d’après le jour où, sans espoir d’inversion de tendance, la demande mondiale de pétrole sera, pour la première fois, devenue supérieure à la capacité de production de l’ensemble des champs d’hydrocarbures du monde entier. Ce jour là, l’humanité serait bien inspirée, pour marquer le coup, de remettre les compteurs du temps à zéro et de refermer ainsi l’épisode post Bethléem.

La décroissance s’imposerait alors de fait, comme une obligation encore plus qu’une évidence. La question du volontariat ne se poserait plus car la situation serait subie. Pour les décroissants militants, ce scénario serait alors assimilé à un cauchemar car ils sont persuadés que la maîtrise du processus est indispensable pour qu’il puisse se dérouler dans la sérénité, et même dans la joie.

Si les scientifiques gagnent le pari des énergies nouvelles, la décroissance n’aura pas lieu et ces nouvelles divinités auront ainsi affermi leur pouvoir pour de nombreux siècles à venir.

Si les scientifiques échouent, la décroissance sera subie, mais pas forcément dans la douleur et le chaos, car l’homme a encore plus d’un tour dans son sac.

 

 

 

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